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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 14:57

L’intrication : conséquence de notre incapacité d’abandonner la théorie classique ?

Le titre de l’article que je propose correspond à une modification du titre de l’article publié le 1e septembre sur le site Phys.Org, ci-joint en original à la fin. En effet originalement : « Entanglement is an enivetable feature of reality. », soit : « L’intrication est une propriété inévitable de la réalité. » A part le fait que les auteurs indiquent clairement que leur référence d’évaluation est la réalité comme si cela ne pouvait pas être un leurre pour les physiciens, je propose d’indiquer ci-après ce qui dans cet article éveille mon intérêt.

« Traditionnellement nous étudions comment le monde classique émerge à partir du monde quantique (c’est couramment juste), mais, dans l’article, nous présentons le renversement de ce raisonnement pour observer comment le monde classique forme (conditionne) le monde quantique. En procédant ainsi nous montrons qu’une de ses propriétés étranges : l’intrication, n’est pas du tout surprenante. Ceci montre que ce qui fait l’étrangeté apparente de la théorie quantique est une conséquence inévitable de penser au-delà de la théorie classique, ou peut-être même une conséquence de notre incapacité à abandonner la théorie classique. »

Il est utile de rappeler que la thèse énoncée : notre incapacité à abandonner la théorie classique, a été dès le début de l’avènement de la mécanique quantique explicitée par N. Bohr (1937), : « Il importe de façon décisive de reconnaître que, d’aussi loin que les phénomènes puissent transcender le domaine de l’explication physique classique, la description de tous les résultats d’expérience doit être exprimée en termes classiques. » Ce point de vue caractérise l’école de Copenhague (Heisenberg, Born, etc…) mais hérisse les réalistes avec Einstein comme chef de fil. Personnellement, j’insisterai sur l’affirmation de Bohr en énonçant : « la description de tous les résultats d’expérience ne peut être exprimée, présentement, qu’en termes classiques. »

Présentement le fait que l’un des auteurs de l’article : Jonathan Richens, émette l’hypothèse qu’après tout nous serions incapables d’abandonner la théorie classique, la conception classique, c’est-à-dire la pensée qui a comme référence encore incontournable du monde classique, me convient très bien. En effet dans l’article du 29/08, j’ai à pas compté proposé d’expliquer pourquoi jusqu’à présent nous ne pouvons pas penser les phénomènes quantiques, notamment l’intrication, autrement qu’en se référant au schéma de la physique classique. A pas compté parce que ma proposition peut être jugée a priori scandaleuse (ce qui est spontanément, de fait, mon cas) puisqu’elle rabat la faculté de la pensée humaine et particulièrement celle du physicien sur des déterminations qui le rende sur le plan intellectuel partiellement aveugle. Même si je prétends que cette détermination sera transcendée : « Non, on ne pense pas quantique. Pas encore ! », voir article du 26/09/2015, cela n’allège pas le poids du rejet d’une telle assertion bien qu’elle s’appuie sur la prise en compte du processus reconnu de l’évolution naturelle par laquelle l’être humain a été façonné.

Dans une certaine mesure, lorsque par un raisonnement tout autre que le mien il y a in fine l’expression d’une hypothèse semblable à la mienne, il est juste de penser que c’est une convergence qui renforce son sens, augmente sa crédibilité. Effectivement si des constats de convergences finissent par s’ajouter à celle-ci le bien-fondé s’amplifiera et finira peut-être par vaincre toutes les formes d’inertie. L’article de Phys.Org intervient quelques jours après le mien, donc l’optimisme n’est pas abusif. Patience donc !

Je rappelle succinctement que la pensée classique qui noue encore le caractère impératif du recours à un espace-temps : fondé par le sujet pensant, et donc non donné dans la nature, donc irréel, pour situer et décrire des phénomènes physiques est une conséquence de notre disposition cérébrale fixée, dans son actuel état, qui en impose encore à notre disposition intellectuelle qui est en perpétuelle développement.

 

 

Entanglement is an inevitable feature of reality

1 September 2017, by Lisa Zyga

 (Phys.org)—Is entanglement really necessary for describing the physical world, or is it possible to have some post-quantum theory without entanglement?

In a new study, physicists have mathematically proved that any theory that has a classical limit—meaning that it can describe our observations of the classical world by recovering classical theory under certain conditions—must contain entanglement. So despite the fact that entanglement goes against classical intuition, entanglement must be an inevitable feature of not only quantum theory but also any non-classical theory, even those that are yet to be developed.

The physicists, Jonathan G. Richens at Imperial College London and University College London, John H. Selby at Imperial College London and the University of Oxford, and Sabri W. Al-Safi at

Nottingham Trent University, have published a paper establishing entanglement as a necessary feature of any non-classical theory in a recent issue of Physical Review Letters.

"Quantum theory has many strange features compared to classical theory," Richens told

Phys.org. "Traditionally we study how the classical world emerges from the quantum, but we set out to reverse this reasoning to see how the classical world shapes the quantum. In doing so we show that one of its strangest features, entanglement, is totally unsurprising. This hints that much of the apparent strangeness of quantum theory is an inevitable consequence of going beyond classical theory, or perhaps even a consequence of our inability to leave classical theory behind."

Although the full proof is very detailed, the main idea behind it is simply that any theory that

describes reality must behave like classical theory in some limit. This requirement seems pretty obvious, but as the physicists show, it imparts strong constraints on the structure of any non-classical theory.

Quantum theory fulfills this requirement of having a classical limit through the process of decoherence. When a quantum system interacts with the outside environment, the system loses its quantum coherence and everything that makes it quantum. So the system becomes classical and behaves as expected by classical theory.

Here, the physicists show that any non-classical theory that recovers classical theory must contain entangled states. To prove this, they assume the opposite: that such a theory does not have entanglement. Then they show that, without entanglement, any theory that recovers classical theory must be classical theory itself (sic)—a contradiction of the original hypothesis that the theory in question is non-classical. This result implies that the assumption that such a theory does not have entanglement is false, which means that any theory of this kind must have entanglement.

This result may be just the beginning of many other related discoveries, since it opens up the possibility that other physical features of quantum theory can be reproduced simply by requiring that the theory has a classical limit. The physicists anticipate that features such as information causality, bit symmetry, and macroscopic locality may all be shown to arise from this single requirement. The results also provide a clearer idea of what any future non-classical, post-quantum theory must look like.

"My future goals would be to see if Bell non-locality can likewise be derived from the existence of a classical limit," Richens said. "It would be interesting if all theories superseding classical

theory must violate local realism. I am also working to see if certain extensions of quantum theory (such as higher order interference) can be ruled out by the existence of a classical limit, or if this limit imparts useful constraints on these 'post-quantum theories.'"

More information: Jonathan G. Richens, John H. Selby, and Sabri W. Al-Safi. "Entanglement is

Necessary for Emergent Classicality in All Physical

Theories." Physical Review Letters. DOI: 10.1103/PhysRevLett.119.080503

© 2017 Phys.org

APA citation: Entanglement is an inevitable feature of reality (2017, September 1) retrieved 2 September

2017 from https://phys.org/news/2017-09-entanglement-inevitable-feature-reality.html

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