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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 10:57

Prix Nobel : De l’eau à mon moulin ?

Pour moi, le risque est de surinterpréter les résultats des travaux des nouveaux prix Nobel de médecine puisque depuis plus d’une décennie je fais l’hypothèse de plus en plus affirmée que l’être humain est plus que dépendant d’un rythme temporel mais qu’il en est le fondateur et que celui-ci lui est inhérent au point, in fine, que nous ne pouvons comprendre ce que nous sommes en tant qu’ Être réflexif qu’en l’intégrant dans une concomitance avec le surgissement de l’hominisation (voir entre autres : article du 05/08/2017 : ‘Appel d’offres’).

La revue ‘Science’ est évidemment plus prudente que je ne le suis car dans son article du 2/10, (copie en dernière page) elle titre : «Timing is everything : U.S. trio earns Nobel for work on the body’s biological clock » : « Le rythme est essentiel : un trio US gagne le Nobel pour ses travaux sur l’horloge biologique du corps. » Mais voyons, un peu plus loin, ce qui est associé au terme de corps : « Clock genes are extremely influential, affecting the activity of most other genes in the body in one way or another. Circadian mechanisms influence metabolism—how our body uses and stores energy—blood pressure, body temperature, inflammation, and brain function.Effectivement selon ‘Science’ les fonctions du cerveau sont déterminées par les gênes du temps (gêne période), (clock gene). Pas plus en est dit de la part de ‘Science’ car, certes, le cerveau est le support de la pensée mais aucune confusion ne doit être engendrée qui ferait que cerveau et pensée ne font qu’un. Toutefois l’article désigne les fonctions du cerveau et il est légitime de considérer qu’il y ait des corrélations entre ces fonctions avec l’émergence et les modalités d’émergence de la pensée. J’insiste parce qu’il est essentiel, sur ce sujet, de ne pas extrapoler et respecter les propos de l’auteur de l’article.

            Dans l’article le niveau de la réflexion concerne le niveau biologique, pas plus : « There isn’t any aspect of biology that circadian rhythms aren’t important for. They are totally fundamental.” ; “Il n’y a aucun domaine de la biologie qui ne soit significativement concerné par les rythmes circadiens. Ils sont totalement fondamentaux. » Dans l’échelle de la vie mon hypothèse se situe à un niveau supérieur de celui de la vie purement biologique puisque mon hypothèse prend appui sur le niveau de la conscience de l’existence. Loin de moi de ne pas prendre en compte le niveau biologique, sinon je ne me serais pas enthousiasmé du dernier résultat biologique dans l’article du 15/09 : « Découverte d’une horloge interne élémentaire », il y a une interdépendance évidente. C’est pourquoi très tôt j’ai pris en considération l’Être de la Nature (être de sa biologie sous influence des rythmes circadiens) mais c’est l’Être dans la Nature (conscient de son existence qui a transcender cette influence directe et scande son propre temps) qui scande selon moi les 10-25s. Dans les articles du 02/11/2012 et du 01/01/2013 (je vous invite à les relire) je rends compte comment à mon sens ils cohabitent, notamment : « au cours de cette durée – qui a la valeur d’une faille – se joue la compatibilité de l’être de la nature et de l’être dans la nature qui caractérise l’être humain. »

           

Ci-joints des articles qui relatent l’évènement attribution du prix Nobel.

Timing is everything: U.S. trio earns Nobel for work on the body’s biological clock (in Science)

By Gretchen Vogel, Erik Stokstad Oct. 2, 2017, 5:50 AM

Discoveries about how organisms stay in sync with Earth’s rhythm of day and night have won this year’s Nobel Prize in Physiology or Medicine.

Jeffrey Hall and Michael Rosbash of Brandeis University in Waltham, Massachusetts, and Michael Young of The Rockefeller University in New York City share the prize equally for their work on how several genes work together to control the basic circadian clock, encoding proteins that build up during the night and are broken down during the day. These clocks are ticking inside plants, fungi, protozoa, and animals. In recent years, researchers have found that the clock is related not only to our sleep cycle, but also to metabolism and brain function.

Circadian, or daily, rhythms are “just as fundamental as respiration,” says Charalambos Kyriacou, a molecular geneticist at the University of Leicester in the United Kingdom. “There isn’t any aspect of biology that circadian rhythms aren’t important for. They are totally fundamental in a way that we didn’t anticipate” before the discoveries honored today.

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The presence of a biological clock was already surmised in the 18th century. In 1729, French astronomer Jean Jacques d'Ortous de Mairan showed that mimosa leaves, which open at dawn and close at dusk, continued this cycle even when kept in darkness. But it wasn't until the 20th century that the idea of an internal clock—as opposed one that responds to external cues like light—was settled.

The genetic basis for a daily physiological cycle was first discovered in fruit flies in the 1970s. Seymour Benzer and Ronald Konopka at the California Institute of Technology in Pasadena created mutant flies that had abnormal biological clocks. One type had a broken clock—its patterns of activity became arrhythmic—whereas the others now had either a 19-hour or a 28-hour cycle. Benzer and Konopka showed the mutations all had hit the same gene, presumably in different ways. They and other researchers homed in on a gene called period.

Hall and Rosbash finally sequenced the gene in 1984, as did Young. Hall and Rosbash showed that its protein, called PER, rose and fell over 24 hours, peaking at night. They suspected the clock was driven by a feedback loop, with the protein PER interfering with the period gene. (“It makes you scratch your head and wonder if it’s even possible,” Young said in a 1985 news story in Science about the discovery.)

For the clock to work, PER had to get into the nucleus. Young figured out how that happened. In 1994, he and colleagues discovered a second clock gene, timeless, that allowed PER to enter the nucleus and stop period from making more. (Their paper was published in Science.) 

There isn’t any aspect of biology that circadian rhythms aren’t important for. They are totally fundamental.

Charalambos Kyriacou, University of Leicester

Researchers have since found half a dozen more genes that influence the cycle. For example, period and timeless are turned on by clock, discovered in 1997 by Joseph Takahashi, now at UT Southwestern in Dallas, Texas, and his colleagues. Within a year, this group discovered another key part of the feedback loop: When PER and TIM get into the nucleus, they also curtail the activity of clock.

Clock genes are extremely influential, affecting the activity of most other genes in the body in one way or another. Circadian mechanisms influence metabolism—how our body uses and stores energy—blood pressure, body temperature, inflammation, and brain function. Time of day can influence the effectiveness of drugs and their side effects. And mismatches between the clock and the environment, for instance as a result of jet lag or shift work, have been shown to play a role in mood disorders and even cancer risk.

“Since the seminal discoveries by the three laureates,” the Nobel Assembly said in its press release today, “circadian biology has developed into a vast and highly dynamic research field, with implications for our health and wellbeing.” (An extensive discussion about the trio’s work is available from the Nobel Assembly here; watch a video of this morning’s announcement here.)

The award came as a complete surprise to one of the Nobelists. “You are kidding me,” Rosbash said this morning after he was called and notified of the honor, Thomas Perlmann, the Nobel Commitee’s secretary, told journalists this morning.

 

Les chercheurs américains Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ont décodé sur la mouche drosophile les engrenages de l'horloge biologique, qui règle les rythmes circadiens de tous les organismes vivants.

Elle ne fait pas de bruit et pourtant, elle tourne. Ses engrenages ? Ce sont des gènes et des protéines. Ils fluctuent selon un rythme de 24 heures, donnant le tempo du jour et de la nuit à notre organisme. C'est l'horloge biologique, qui aligne tous les organismes vivant sur la planète Terre sur le rythme astronomique de sa rotation. Un rythme dit circadien, du latin signifiant "autour du jour".

Pour ce cru 2017, le prix Nobel de physiologie et médecine est décerné aux trois chercheurs américains qui ont posé les jalons du décodage de cette horloge. L'annonce a été donnée ce lundi 2 octobre à 11h30 depuis l'Institut Karolinska, à Stockholm (Suède).

La première étape de ces recherches remonte à 1984 : à l'université Brandeis de Boston, Jeffrey Hall et Michael Rosbash sont parvenus à trouver, conjointement à Michael Young à l'université Rockefeller à New York, le gène période dans l'ADN de la mouche du vinaigre. Depuis une décennie déjà, les biologistes savaient que toute mutation endommageant ce gène détraquait l'horloge biologique.

Le gène période et sa protéine PER font tourner l'horloge biologique sur un cycle de 24

Hall et Rosbash ont ensuite expliqué son fonctionnement : il enclenche la production d'une protéine baptisée PER, qui s'accumule pendant la nuit et se dégrade pendant la journée, ce qui fait que son taux oscille au cours d'un cycle de 24 heures... autrement dit selon un rythme circadien !

Ensuite, en 1994, Michael Young a découvert un deuxième gène de l'horloge, appelé timeless. La protéine TIM qu'il code se lie à PER, formant un duo qui pénètre dans le noyau de la cellule afin de bloquer, pendant la journée, l'activité du gène période. De cette manière, la boucle de la production de PER se ferme tous les jours, avant de se relancer à la tombée de la nuit.

Au cours des années, d'autres rouages de l'horloge biologique ont été découverts. On sait aussi qu'elle fonctionne sur le même principe chez tous les organismes vivants, des algues aux cellules humaines : son tic-tac remonterait donc à 2 milliards d'années !

Aujourd'hui, la chronobiologie (la biologie des rythmes) est devenue un champ de recherche fertile et prometteur, depuis que l'on sait qu'une bonne partie de nos gènes sont subtilement réglés par l'horloge biologique. Comme un chef d'orchestre, elle commande le sommeil, la faim, la température corporelle, la pression sanguine et la sécrétion des hormones... d'où l'importance de suivre des rythmes réguliers pour conserver une bonne santé.

 

 

 

           

 

 

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