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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 19:54

Un battement mesurable d’un intervalle de temps fondamental maximal.

La période de l’horloge de l’Univers : C’est le titre d’un article de Physicsworld du 19 juin : ‘The Period of the Univers’sClock’. Avec le sous-titre : « Les théoriciens ont déterminé 10−33 seconde comme limite supérieure pour la période d’un oscillateur universel, ce qui pourrait aider à construire une théorie quantique de la gravité. »

Ci-jointe la traduction, par mes soins, de la totalité de l’article « Le tic-tac de l’Univers. Une nouvelle théorie propose que le temps soit une propriété fondamentale de l’Univers, régie par un oscillateur qui interagit avec toute la matière et toute l’énergie.

Un trio de théoriciens a modélisé le temps comme un oscillateur quantique universel et a trouvé une limite supérieure de 10-33 seconde pour la période de l’oscillateur. Cette valeur se situe bien en dessous des tic-tacs les plus courts des meilleures horloges atomiques d’aujourd’hui, ce qui la rend incommensurable. Mais les chercheurs indiquent que les horloges atomiques pourraient être utilisées pour confirmer indirectement les prédictions de leur modèle.

La physique a un problème avec le temps : en mécanique quantique, le temps est universel et absolu, avançant continuellement au fur et à mesure que les interactions se produisent entre les particules. Mais avec la relativité générale (la théorie qui décrit la gravité classique), le temps est malléable — les horloges situées à différents endroits dans un champ gravitationnel ont des tic-tacs avec des vitesses différentes. Les théoriciens qui développent une théorie quantique de la gravité doivent concilier ces deux descriptions du temps. Beaucoup s’entendent pour dire que la solution exige que le temps soit défini non pas comme une coordonnée continue, mais plutôt comme le tic-tac d’une horloge physique, explique Flaminia Giacomini, théoricienne quantique au Perimeter Institute for Theoretical Physics (PITP) du Canada.

Une telle horloge fondamentale imprégnerait l’Univers, un peu comme le champ de Higgs de la physique des particules. Semblable au champ de Higgs, l’horloge pourrait interagir avec la matière, et elle pourrait potentiellement modifier les phénomènes physiques, dit Martin Bojowald de l’Université d’État de Pennsylvanie à University Park.

Mais les chercheurs ont encore à développer une théorie pour une telle horloge, et ils ne comprennent toujours pas la nature fondamentale du temps. Visant à mieux comprendre les deux problèmes, Bojowald et ses collègues ont imaginé l’horloge universelle comme un oscillateur et ont entrepris d’en déduire sa période. Leur espoir étant que cela pourrait offrir des idées sur la façon de sonder les propriétés fondamentales du temps.

Dans le modèle, l’équipe considère deux oscillateurs quantiques, qui agissent comme des pendules quantiques oscillant à des rythmes différents. L’oscillateur plus rapide représente l’horloge universelle et fondamentale, et le plus lent représente un système mesurable en laboratoire, comme l’atome d’une horloge atomique. L’équipe couple les oscillateurs pour leur permettre d’interagir. La nature de ce couplage est différente des oscillateurs classiques, qui sont couplés par une force commune. Au lieu de cela, le couplage est imposé en exigeant que l’énergie nette des oscillateurs reste constante dans le temps, une condition dérivée directement de la relativité générale.

L’équipe constate que cette interaction provoque une désynchronisation lente des deux oscillateurs. La désynchronisation signifie qu’il serait impossible pour n’importe quelle horloge physique de maintenir indéfiniment les tic-tacs d’une période constante, plaçant une limite fondamentale sur la précision des horloges. En conséquence, les tic-tacs de deux horloges atomiques construites à l’identique, par exemple, ne seraient jamais entièrement d’accord, si mesurées à cette limite de précision. L’observation de ce comportement permettrait aux chercheurs de confirmer que le temps a une période fondamentale, dit Bojowald.

Bojowald et ses collègues ont utilisé la propriété de désynchronisation pour obtenir une limite supérieure de 10-33 secondes pour la période de leur horloge oscillante fondamentale. Cette limite est 1015 fois plus courte que le tic-tac des meilleures horloges atomiques d’aujourd’hui et 1010 fois plus longue que le temps de Planck, une longueur proposée pour l’unité mesurable la plus courte.

La résolution d’une unité de temps Planck est bien au-delà des technologies actuelles. Mais le nouveau modèle permet potentiellement aux chercheurs de se rapprocher beaucoup plus qu’auparavant, explique Bianca Dittrich, qui étudie la gravité quantique au PITP. Bojowald est d’accord. L’utilisation de l’échelle de temps de la désynchronisation entre les horloges pour faire des mesures de temps, plutôt que les horloges elles-mêmes, pourrait permettre des mesures sur des échelles de temps beaucoup plus courtes, dit-il.

Un autre avantage de choisir un système quantique oscillant comme modèle pour une horloge fondamentale est qu’un tel système ressemble beaucoup aux horloges utilisées en laboratoire, explique Esteban Castro-Ruiz, de l’Université Libre de Bruxelles, qui étudie les problèmes liés aux horloges quantiques et à la gravité. La ressemblance est essentielle, dit Castro-Ruiz, parce qu’elle « amène la question d’une période fondamentale de temps à un cadre plus concret, où l’on peut réellement commencer à penser à des conséquences mesurables ».

Cette recherche est publiée dans Physical Review Letters.

            Cet article est pour moi une aubaine car c’est, à ma connaissance, un article qui me fait entrevoir pour la première fois une complicité de pensée théorique du battement du temps fondamental, insécable, que j’estime actuellement de l’ordre de 10-26 à 10-28s. Mon premier article sur ce sujet date du 02/11/2012 ‘Synthèse : Un monde en ‘Présence’’

Ci-jointes les idées exprimées que je fais miennes : « Une nouvelle théorie propose que le temps soit une propriété fondamentale de l’Univers » ; « La physique a un problème avec le temps » ; « Beaucoup s’entendent pour dire que la solution exige que le temps soit défini non pas comme une coordonnée continue, mais plutôt comme le tic-tac d’une horloge (physique.) » ; « … amène la question d’une période fondamentale de temps à un cadre plus concret, où l’on peut réellement commencer à penser à des conséquences mesurables ».

   Je cite maintenant ma différence de point de vue. Les auteurs de l’article indiquent clairement que le battement maximal est de nature physique, non pas à cause du moyen physique qu’ils proposent pour le mesurer mais par leur hypothèse : c’est l’horloge de l’Univers qui bat à 10-33seconde. Selon mon hypothèse le battement maximal est dû à la ‘‘Présence’ du Sujet pensant’, je le nomme TpS ou encore τs, est (voir mon article de 2012) :

                   1- une durée définitivement insécable ; (sic)

               2- un existential ;

               3- la condition de la mobilité de la pensée humaine et partant, concomitamment, la condition de la faculté de langage ;

               4- le foyer, le siège, de la temporalisation du temps ; (sic)

               5- une durée irrémédiable et aveugle de l’intelligence humaine ;

6- au cours de cette durée – qui a la valeur d’une ‘faille’ – se joue la compatibilité de l’être de la nature et de l’être dans la nature qui caractérise l’être humain ;

Bref aucune opération de mesure physique ne peut être instantanée, elle implique obligatoirement une durée. (sic)

            Si les auteurs de l’article parviennent à obtenir une mesure, il est évident qu’elle ne permettra pas de trancher entre les deux hypothèses sur la nature de ce battement. Qu’elle que soit la dimension temporelle de ce battement, qu’elle soit proche de mon estimation ou de la leur, ou encore une valeur intermédiaire, la question de la nature du battement restera posée. Par contre l’obtention d’un résultat tangible aura, à mon avis, la valeur d’un paradigme. Comme l’indique Castro-Ruiz : « on peut réellement commencer à penser à des conséquences mesurables » Effectivement, on pourra concrètement, exploiter ce résultat et le mettre à l’épreuve d’autres nouveaux résultats que l’on pourra attribuer à ce battement primordial. On fera de la physique avancée et nouvelle car c’est, in fine, avec des nombres à comparer, qu’on fait de la science dure. En ce sens ce résultat aura la valeur d’un paradigme.

            Je cite : « Une telle horloge fondamentale imprégnerait l’Univers, un peu comme le champ de Higgs de la physique des particules. Semblable au champ de Higgs, l’horloge pourrait interagir avec la matière, et elle pourrait potentiellement modifier les phénomènes physiques, dit Martin Bojowald » ; si Bojowald prédisait juste, ce serait remarquable. Toutefois, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’affirmer une telle hypothèse avec les effets conséquents évoqués. J’aimerais que Martin ait raison, car mon hypothèse serait toujours valable puisque ce champ semblable au champ de Higgs serait, selon mon hypothèse, le témoin justifiant la ‘Présence’ du sujet pensant ainsi que son action investigatrice car le temps est un propre de l’homme et cette ‘Présence’ est inexpugnable. Voir article[1] du 21/12/2011 : ‘L’être humain est-il nu de toute contribution lorsqu’il décrypte et met en évidence une loi de la Nature ?’ et article du 02/05/2013 ‘Bienvenu au ‘Moment Présent’ de Lees Smolin’. Article dans lequel je précise : « Attention ! Je ne prétends pas comme L. Smolin que le temps est réel, donné, dans le sens qu’il serait dans la nature, au contraire, je considère que c’est le sujet pensant qui est la source (temporalisation du temps) et le vecteur du temps. »

            Il restera à départager mon hypothèse de celle de Martin Bojowald pour rendre compte de ce qui est à la source de ce champ : ‘similaire au champ de Higgs’. Lorsqu’on sera à ce niveau d’une recherche de confirmation, il sera aisé de considérer que l’on aura fait un sacré progrès théorique. Dans l’article du 05/08/2017, je propose un projet d’expérience qui permettrait de distinguer laquelle des deux hypothèses serait juste avec la possibilité concomitante d’expliquer l’étrangeté que constitue le phénomène de l’intrication.

            Sur le site de phys.org, le 26 juin, un article a été consacré sur le même sujet sans apporter un quelconque développement supplémentaire. J’ai remarqué dans ces 2 publications une prise de distance intéressante, à mes yeux, à l’égard du temps de Planck, écartant l’idée que ce temps puisse avoir une signification physique. J’ai toujours considéré que les grandeurs associées à la constante de Planck étaient des grandeurs « hors-sol » obtenues en considérant les équations aux dimensions. Ce type d’extrapolation, laisse penser que les physiciens ont cru avoir saisi le ‘Graal’ avec h et, selon eux, tout s’expliquerait en faisant briller artificiellement son éclat à tout propos. Cela s’appelle une fascination, un tropisme, aveuglants.   

 

[1] Pendant ces 9 dernières années, j’ai consacré beaucoup d’articles au développement de l’hypothèse que le temps est un propre de l’être humain. On trouve, dans l’article du 19/07/2017 : « Votre, Notre Cerveau est une Machine du Temps » et dans l’article du 05/08/2017 : « Appel d’Offres », des étapes de ce développement.

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