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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 17:36

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jean-pierre Castel 16/07/2013 14:50

Bonjour,
j'ai beaucoup apprécié vos fiches de présentation des grands noms de la science.
J'aimerais soumettre à votre critique un texte que j'ai rédigé et qui se conclut par :
Si la révolution scientifique a eu lieu en Europe, et non pas en Asie  malgré l'avance technique que la Chine eut, jusque très tardivement, sur l'Europe et sur le monde arabe , l'origine en
revient à une forma mentis occidentale  une préférence pour le réductionnisme, l'analyse, la permanence , ainsi qu'aux deux expériences de société "autonome" de l'histoire de l'humanité, le
"miracle grec" et la Renaissance européenne. Le monothéisme hérita de la première, n'eut aucune part à la seconde, et ne joua dans la troisième qu'un rôle indirect.
Merci d'avance

simantov 22/10/2012 18:58

ci après ma traduction de l'extrait de universe from nothing:

Extrait de Universe from nothing
Lawrence Krauss

P. 153
Chapitre 10
Le Rien est instable
L’existence d’énergie dans un espace vide – découverte qui ébranla notre univers cosmologique et idée qui est à la base de l’inflation – ne fait que renforcer quelque chose concernant le monde
quantique qui était déjà bien établi dans le contexte des expériences de laboratoire que j’ai déjà décrit. L’espace vide est compliqué. C’est une infusion bouillante de particules virtuelles qui
jaillissent et disparaissent en un temps si court que nous ne pouvons pas les voir directement.
Les particules virtuelles sont la manifestation d’une propriété de base des systèmes quantiques . Au cœur de la mécanique quantique il y a une règle , qui parfois guide les politiciens et les CEOs
( ?), consistant en ce que tant que l’on ne les regarde pas , les choses évoluent. Les systèmes continuent à bouger, ne serait ce que momentanément, entre tous les états possibles , incluant ceux
qui ne seraient pas autorisés si le système était effectivement soumis à une mesure. Ces fluctuations quantiques impliquent quelque chose d’essentiel concernant le monde quantique : le Rien produit
toujours quelque chose, ne serait ce que pendant un instant.

P.175 – 181
(ce texte vient semble t il après que Krauss ait évoqué l’idée d’intervention divine)
Notre compréhension moderne de l’univers fournit une autre solution plausible et dirais je beaucoup plus physique , bien qu’elle ait quelques points communs avec un créateur extérieur, et qui , de
plus, est logiquement plus consistante.

Je fais référence aux multivers. La possibilité que notre univers soit l’un des éléments d’un ensemble très grand , voire infini d’univers distinct et séparés causalement dans chacun desquels tous
les aspects fondamentaux de la réalité physique peuvent être différents, nous ouvre une nouvelle et grande possibilité de compréhension de notre existence.

Comme je l’ai déjà mentionné, une des implication la plus désastreuse mais potentiellement vraie de cette description , est que la physique au niveau fondamental est simplement une science de
l’environnement. ( Je trouve cela désastreux, car j’ai été éduqué selon l’idée que le but de la science était d’expliquer pourquoi l’univers doit être ce qu’il est et comment cela est advenu. SI au
contraire les lois de la physique telles que nous les connaissons sont simplement des accidents en relation avec notre existence, alors ce but fondamental a été mal placé. Toutefois je surmonterai
ma prévention si cette idée venait à être vraie). Dans cette éventualité, les forces fondamentales et les constantes de la nature dans ce tableau ne sont pas plus fondamentales que la distance
terre /soleil. Il se trouve que nous vivons sur la Terre plutôt que sur Mars pas parce qu’il y a quelque chose de profond et fondamental concernant la distance terre/soleil, mais simplement si la
terre était à une distance différente, la vie telle que nous la connaissons n’aurait pas pu se développer sur notre planète.

Ces arguments anthropiques sont notoirement incertains, et il est presque impossible de faire des prévisions spécifiques basées sur eux sans connaître explicitement la distribution de probabilités
dans tous les univers possibles des diverses constantes et forces - c’est à dire lesquelles peuvent varier et lesquelles ne le peuvent pas et quelles valeurs et formes précises elles peuvent
prendre – et aussi précisément comment nous sommes ‘’typiques’’ dans notre univers. Si nous ne sommes pas des formes de vie ‘’typiques’’, alors la sélection anthropique, si tant est qu’elle existe,
pourrait être basée sur des facteurs différents de ceux qu’autrement nous leur attribuerions.

Quoiqu’il en soit, un multivers, soit sous forme d’un paysage existant dans un ensemble de dimensions supplémentaires, soit sous forme d’univers dans un espace à 3 dimensions comme dans le cas
d’une inflation éternelle, change le champ d’action lorsque nous pensons à la création de notre propre univers et aux conditions qui pourraient être exigées pour qu’il advienne.

En premier lieu, la question de ce qui a déterminé les lois de la nature permettant à notre univers de se former et d’évoluer devient maintenant moins signifiante. Si les lois de la nature sont
elles mêmes stochastiques et le fait du hasard, alors il n’y a pas de cause précise à notre univers. Etant donné le principe général que toute chose qui n’est pas interdite est autorisée, alors
nous serions garantis dans une telle éventualité qu’un univers pourrait advenir avec les lois que nous avons découvertes. Aucun mécanisme et aucune entité n’est requise pour fixer les lois de la
nature telles qu’elles sont. Elles pourraient être à peu près n’importe quoi. Comme nous n’avons pas une théorie fondamentale qui explique les caractéristiques détaillées du paysage d’un multivers,
nous ne pouvons parler. (Bien que ,objectivement, pour faire des progrès scientifiques dans les possibilités de calcul on admet généralement que certaines propriétés, comme la mécanique quantique,
filtrent toutes les possibilités. Je ne sais pas si on peut se passer utilement de cette notion, ou tout au moins je ne connais pas de travail productif dans cette perspective).

En fait il peut ne pas y avoir de théorie fondamentale du tout. Bien que je sois devenu physicien parce que j’espérais qu’il y avait une telle théorie, et parce que j’espérais être capable un jour
de contribuer à son élaboration, cet espoir est peut être vain, ainsi que je l’ai déjà déploré. Je trouve une consolation dans l’affirmation de Richard Feynman que j’ai brièvement résumé ci dessus
mais que je veux maintenant citer entièrement :


-‘’ De gens me disent : ‘’Cherchez vous les lois ultimes de la physique ?’’ Non je ne les cherche pas. Je cherche seulement à découvrir plus sur le monde et si cela entraine une loi simple ultime
qui explique tout, ainsi soit il. Cela serait très agréable à découvrir. Si cela devait ressembler à un oignon avec des millions de couches et que nous soyons malades et fatigués de les regarder,
alors ce serait la façon d’être. Mon intérêt pour la science est simplement de découvrir plus sur le monde et plus je trouve, meilleur c’est. J’aime découvrir ‘’


On peut porter l’argument plus loin et dans une direction différente qui a également des implications pour les arguments à la base de ce livre. Dans un multivers, de quelque type que ce soit qui a
été examiné , il pourrait y avoir un nombre infini de régions potentiellement infiniment grandes ou infiniment petites où il n’y a tout simplement ‘’rien’’ et il pourrait y avoir des régions où il
y a ‘’quelque chose’’. Dans ce cas la réponse à la question de savoir pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien devient presque banale ; il y a quelque chose simplement parce que s’il n’y avait
rien nous ne trouverions pas en train de vivre ici !

Je reconnais la frustration inhérente à une réponse si triviale à ce qui a paru être une question profonde de tous temps. Mais la science nous a appris que toute chose profonde ou triviale peut
être profondément différente que ce que nous avions supposé au premier abord.

L’univers est beaucoup plus étrange et plus riche - plus ‘’wrondrously’’ étrange – que ce que notre faible imagination peut prévoir. La cosmologie moderne nous a conduit à prendre en compte des
idées qui n’auraient même pas pu être formulées un siècle auparavant. Les grandes découvertes des 20ième et 21ième siècles n’ont pas seulement changé le monde dans lequel nous agissons, elles ont
révolutionné notre compréhension du monde - ou des mondes – qui existent ou peuvent exister, juste sous nos nez : la réalité qui git cachée jusqu’à ce que nous soyons assez courageux pour la
chercher.

C’est pourquoi la philosophie et la théologie sont finalement incapables de poser par elles mêmes les questions véritablement fondamentales concernant notre existence. Jusqu’à ce que nous ayons
ouvert nos yeux et laisser la nature se révéler, nous sommes contraints à rester dans la myopie.

Pourquoi y a t il quelque chose plutôt que rien ? Finalement cette question n’a pas plus de sens ou de profondeur que de demander pourquoi certaines fleurs sont rouges et d’autres bleues. ‘’Quelque
chose’’ peut toujours provenir de rien . Il peut être indépendant de la nature sous jacente de la réalité. Ou peut être ce ‘’quelque chose » »peut ne pas être très exceptionnel et même être très
banal dans le multivers. D’une autre façon, ce qui est en réalité utile n’est pas de considérer cette question mais plutôt de participer à cet excitant voyage de la découverte qui peut
spécifiquement révéler comment l’univers dans lequel nous vivons a évolué et évolue et les processus qui, en dernière analyse, gouvernent effectivement notre existence. C’est pourquoi nous avons la
science. Nous pouvons augmenter cette compréhension avec de la réflexion et appeler cela de la philosophie. Mais c’est seulement en continuant d’explorer tous les coins et recoins de l’univers qui
nous est accessible que nous pourrons véritablement construire une appréciation utile de notre propre place dans le cosmos.
Avant de conclure

Michel Troublé 14/12/2011 10:57

J’ai lu avec attention votre article ‘Si faille il y a, quelle est sa nature ?’ ainsi que votre ‘Bilan’ sur ces 30 ou 40 dernières années en matière de ‘réalisme’. Une phrase a particulièrement
attirée mon attention « Doit être prise en compte la détermination inhérente au sujet pensant, c’est-à-dire sa ‘Présence’ dans le corpus de la mécanique quantique ».
En tant que chercheur dans le domaine de l’intelligence artificielle, cette ‘Présence’ du sujet pensant est aussi pour moi un important sujet de réflexion. L’autonomie des robots, caractère qui les
rendraient artificiellement vivants, est une question centrale, un défi majeur, en matière de robotique.
L’analyse fonctionnelle d’un robot censé être autonome – artificiellement vivant – montre qu’il doit avoir la capacité de catégoriser d'une façon cohérente les différentes formes, en nombre infini,
des entités utiles ou nuisibles qu’il perçoit avec ses capteurs/récepteurs afin d’effectuer les actions appropriées qui conduisent à assurer sa durabilité. Par exemple, s’éloigner de toute source
de chaleur Oci qui pourrait le détruire, et au contraire entrer en contact avec des objets froids Ofj qui lui apporteraient l’énergie dont il a besoin pour être animé.
La question posée est la suivante : quelle est la nature des processus déterministes qui permettent la formation de ces (auto-)catégorisations cohérentes ?
Surgit alors un obstacle physiquement insurmontable qu’aucun chercheur n’avait entrevu jusqu’alors qui s’oppose formellement à la formation spontanée de toute catégorie cohérente. En s’appuyant sur
la théorie formelle de la ‘Reconnaissance des Formes’ issue des travaux du physicien S. Watanabe (S. Watanabe - ‘Pattern recognition : human and mechanical’ - John Willey & Son, 1985), on peut
en effet démontrer que « pour tout système physique deux entités quelconques sont fondamentalement indiscernables l’une de l’autre ». Cet état d'indiscernabilité résulte du fait que, généralement,
il y a en nombre autant d’attributs qui affirment que deux entités observés sont différentes que d’attributs qui, au contraire, affirment que ces deux mêmes entités sont semblables. C'est le
‘principe d’indiscernabilité’ qui s’applique à toute entité, que celle-ci soit macroscopique ou microscopique/quantique.
À la suite de quoi, il apparaît qu’il est logiquement impossible de construire un robot qui soit autonome puisque les relations entres les formes perçues pas son capteur et les actions qui en
résultent ne peuvent être qu’aléatoires puisque les états du capteur sont alors indiscernables du point de vue des commandes de l’actionneur – ce qui est antinomique de toute catégorisation
cohérente qui fonde l’autonomie.
Cet indiscernabilité des états du capteur déduit de la théorie formelle de la ‘reconnaissance des formes’, se traduit objectivement par un ‘état de superposition’ macroscopique de l’actionneur qui,
dans ses effets, est semblable à celui que prévoit la théorie quantique de la mesure qui se fonde quant à elle sur l’analyse de la fonction d’onde.
Soit ainsi un robot équipé d’un capteur thermométrique et d’un actionneur lequel est composé d’un moteur ‘marche avant’ et d’un moteur ‘marche arrière’ lui permettant de s’éloigner de toute source
de chaleur qui pourrait le détruire, et au contraire entrer en contact avec des objets froids qui lui apporteraient l’énergie dont il a besoin pour être animé. Il s’avère que si les connexions
entre les capteur et l’actionneur sont strictement déterministes, c’est-à-dire résultant seulement d’interactions physiques obligées eu égard les lois physiques – le technicien qui a construit la
machine n’intervient en aucune façon dans le choix des connexions à effectuer – alors les moteurs ‘marche avant’ et ‘marche arrière’ vont être simultanément activés : l’actionneur est dans un ‘état
de superposition’.
C’est au niveau quantique, par la réduction de la ‘fonction d’onde’ du système, que s’effectue la détermination des liaisons macroscopiques entre le capteur et l’actionneur du robot. Mais
contrairement à ce que conjecture Penrose, le ‘principe d’indiscernabilité’ interdit qu’il puisse y avoir une réduction objective (OR) de la fonction d’onde concerné qui mettait en jeu des
processus physiques de quelque nature que ce soit. Tout processus physique réputé réducteur PR implique en effet l’existence d’au moins un observable {R} auquel correspond deux propriétés minimales
R et R qui ne conduisent qu’à un accroissement identique du nombre des événements spécifiques et partagés. De sorte que l’entité réductrice PR – quelle que soit sa nature – ne peut que faire
croître la complexité initiale du système sans pour autant réduire l’état de superposition dans lequel celui-ci se trouvait primitivement. Il y aurait toujours en effet autant de propriétés qui
affirment que deux entités observés sont différentes que de propriétés qui, au contraire, affirment que ces deux mêmes entités sont semblables.
Les expérimentations menées dans le domaine de la robotique montrent que la seule façon de rendre un système physico-chimique autonome est de lui associer, en permanence, un technicien, une
structure physico-chimique déjà autonome, autrement dit un ‘sujet pensant’ dont le rôle est d’établir des connexions informationnelles cohérentes entre le capteur et l’actionneur du robot. En
l’absence du ‘sujet pensant’, les dites connexions établies au niveau quantique par réduction de la fonction d’onde du système ne pourraient être qu’aléatoires. La mise en place de ces connexions
informationnelles cohérentes de type {qql. soit Ofj > Fuir} est un processus de conceptualisation qui s’applique sur une réalité objective aux formes indistinctes, indéterminées, sans frontière,
des différents états du capteur et de l’actionneur qui se sont spontanément déployés en l’absence de tout sujet.
La nécessaire intervention d’un sujet pensant à la réalisation d’un robot autonome, qui seul, eu égard le ‘principe d’indiscernabilité’, peut ainsi réduire la fonction d’onde du système de façon
telle que les solutions actualisées qui en résultent concourent à la formation de catégories cohérentes de type {qql. soit Ofj > Fuir}, entraîne logiquement la proposition suivante : la fonction
d’onde correspondant aux interactions hors sujets – en l’absence de tout être vivant – relatives au capteur du robot qui mesure les propriétés (chaud/froid) des différents objets de son
environnement, est réduite d’une façon aléatoire par un opérateur du genre ‘sujet’.
Cordialement
Michel Troublé

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  • : Ce blog propose une réflexion sur les concepts fondamentaux de physique théorique. Le référentiel centrale est anthropocentrique. Il attribue une sacrée responsabilité au sujet pensant dans sa relation avec la nature et ses propriétés physiques. L'homme ne peut être nu de toute contribution lorsqu'il tente de décrypter les propriétés 'objectives' de la nature.
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